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Le Spirou Charleroi a touché le fond #basketbelgium #scoooreleague


Rédigé le Vendredi 13 Mai 2016 à 12:48 | Lu 1739 commentaire(s)


Les années se suivent et se ressemblent pour la locomotive d'un basket wallon en crise profonde


Après avoir remporté les titres en 2008, 2009, 2010 et 2011, ainsi qu'une coupe de Belgique en 2009, le palmarès du Spirou est vierge depuis 5 saisons. La saison 2015-2016, c'est encore pire avec une élimination sans gloire en quart de finale de playoffs.

En proie à des difficultés financières, le club carolo ne parvient plus à renouer avec son glorieux passé. Les causes en sont multiples et susciteront certainement la réflexion chez les dirigeants. Il faut analyser les causes de ces échecs successifs, en tirer les conséquences pour repartir de l'avant, car tout sport à besoin d'une locomotive.

Ces dernières années, de saison en saison, le club a chaque fois profondément remodelé son effectif sans que cela ne porte ses fruits. L'instabilité du noyau est même devenue chronique et si quelqu'un prenait le temps d'analyser et de répertorier tous les joueurs passés par Charleroi ces dernières années, la liste serait longue, même très longue.

S'il est incontestable que le Spirou n'a pas été épargné par diverses blessures et autres avatars, force est de constater, que le noyau actuel manquait d'équilibre. Dès le départ, tous les observateurs du basket l'avaient dit et écrit. On peut notamment relever l'absence d'un poste 5 pouvant jouer dos à l'anneau - même si le vétéran Christophe Beghin excelle dans ce rôle (longtemps blessé, il n'a recouvré ses moyens qu'en fin de saison) et surtout, la dépendance sur le plan offensif des performances des frères Baron. Il y a également eu ce changement de coach intervenu durant la saison qui traduisait probablement un mal-être interne.

Si durant la saison, cela ne s'était pas trop mal passé - le Spirou avait fini deuxième à l'issue de la phase classique - la panne d'inspiration de Billy et Jimmy est intervenue au plus moment pour les Carolos. La conséquence en est très simple, le Spirou Charleroi a été éliminé en quart de finale par une équipe bruxelloise enthousiaste. Où était l'enthousiasme des Carolos?


Le basket wallon dans le creux de la vague

Si la situation est morose à Charleroi, cela ne va pas mieux à Mons - qui vient d'annonce une baisse de 20%¨de son budget. A Liège, les miracles se sont répétés ces dernières saisons avec un très petit budget et les Wolves sont une fois de plus sur la corde raide. Un étage plus bas, il n'y aura plus que le BC Ninane.

La situation n'est d'ailleurs guère meilleure en football. Pas un seul club wallon en finale des playoffs.

La Wallonie traverse une dure crise économique et cela se ressent sur les finances des clubs. Mais à défaut d'avoir de l'argent, il faut avoir des idées! Et surtout... les mettre en oeuvre.
 

Reconstruire

Il faudra reconstruire, une fois de plus. Cette fois, c'est Fulvio Bastianini qui sera aux commandes. A Liège, il a réalisé des miracles avec un des plus petits budgets de la D1. Il emmènera dans ses bagages l'un ou l'autre joueur, Iarochevitch par exemple. En matière de formation, les résultats au plus haut niveau se font attendre. Cela fait pourtant plusieurs saisons que les directions carolos en font une priorité.

Jacques Stas avait lancé le recrutement de joueurs belges de talent en puisant largement dans l'école montoise (Libert, Tumba et Schwartz ont été formés à Mons-Hainaut) et à Liège avec Gaudoux (malheureusement blessé quasi toute la saison). On attend avec impatience l'arrivée d'un joueur formé à Charleroi, même si Lambot a montré le bout de son nez, surtout en début de saison. Il faut également souligner le beau travail réalisé par Jaume Avino en D3... Ce travail de fond portera certainement ses fruits à moyen terme. On est curieux de voir l'évolution d'un projet comme le "Spirou Basket Elites" par exemple.

Les supporters carolos, déçus, sont en droit d'attendre autre chose que des beaux discours. Cela fait trop longtemps qu'on leur promet monts et merveilles.

En matière de recrutement de joueurs étrangers... on ne peut pas dire que la réussite a été au rendez-vous ces dernières saisons. Une équipe comme l'Okapi Aalstar a déniché tous les ans des petites perles, Liège aussi. Pas des noms ronflants, souvent des rookies. On peut également penser au Brussels qui a déniché un Ubel ou un Gamble. Quel joueur carolo US ou autre a marqué les esprits ces dernières saisons?

Bref, la direction et le staff carolo ont beaucoup de pain sur la planche pour renouer avec le succès sportif et avec la crédibilité.

 






 


Dominique Nuydt