Basket in Belgium, Toute l'actualité du basket en Belgique

Facebook
Twitter
Rss
YouTube
Mobile
Pinterest
Instagram


#ScoooreLeague: mais qu'ont fait les Belges pour mériter cela?


Rédigé le Mercredi 30 Septembre 2015 à 09:30 | Lu 1664 commentaire(s)


A quelques jours de la reprise du championnat, Pierre Lechaix nous donne son avis sur l'organisation du championnat de D1. Un point de vue décapant avec lequel on n'est pas forcé d'être d'accord. Mais existe-t-il d'autres voies?



On pensait que l'absurdité du sport belge avait atteint son paroxysme avec la célèbre Jupiler Pro League (son créateur avait du en effet abuser de la célèbre bière pour créer un championnat aussi confus). Et bien, nous avions raison : le championnat de foot belge est la pire chose que l'esprit humain puisse concevoir. Mais la Scooore League le talonne...

 


Scooore League : comment cela fonctionne...

11 équipes disputent le championnat : les 10 clubs habituels auxquels s'ajoute depuis la saison dernière le petit nouveau de Hasselt, Limburg United .

Lors du 1er tour, on assiste à un championnat classique : chaque équipe affronte tous ses adversaires à 2 reprises, une fois à domicile, l'autre à l'extérieur. Soit un total de 20 matchs par équipe.

Jusqu'ici, tout va bien. Mais à partir de là, les choses se gâtent...

A l'issue de cette 1ère phase, les 11 équipes se séparent en 2 groupes, selon leur classement : les 6 premiers d'un côté, les 5 derniers de l'autre du moins dans la version 2014-2015. Pour la nouvelle saison, le système a été légèrement modifié ( les 5 premiers d'un côté et les 6 derniers de l'autre : même le site officiel de la ligue ne fournit pas encore l'adaptation pour la saison à venir). Chacun de ces 2 groupes rejoue un mini-championnat avec matchs à domicile et à l'extérieur.

Les 8 meilleures équipes (l'intégralité du 1er groupe, soit 5 équipes, ainsi que les 3 meilleures du 2nd groupe) sont alors invitées à disputer des play-offs, sur le modèle de la NBA (1er contre 8ème, 2ème contre 7ème, etc.). Vous suivez toujours ? Bravo.

Le 1er tour des play-offs se dispute au meilleur des 3 matchs (ma 1ère équipe qui remporte 2 matchs est donc qualifiée), les demi-finales et la finale se jouant eux au meilleur des 5 matchs.

Et à la fin, le vainqueur est toujours le BC Oostende. Intéressant, n'est-ce pas ? En tout cas, ça simplifie considérablement la tâche des sites d'aide aux pronostics en Belgique ...

 

Comment cela pourrait fonctionner?

Depuis son apparition en 2014, ce système a été copieusement critiqué. Outre son opacité manifeste, personne ne comprend bien l'intérêt de
cette 2ème phase de championnat, à part pour prolonger la durée d'une ligue agonisante.

Pourtant, des solutions existent pour redorer l'image et l'intérêt du basket-ball belge auprès du public.

On s'aperçoit assez rapidement que le système actuel partage de nombreuses similitudes avec le championnat de basket le plus célèbre du monde, à savoir la NBA. La structure globale des clubs et de la ligue est sensiblement la même que celle des franchises, utilisée en Amérique du Nord :
 
  • Il s'agit d'une ligue fermée : il n'existe pas de relégations ou de promotions, à l'inverse du système présent dans la plupart des championnats sportifs européens.
  • On débute par une phase de "saison régulière" avant de terminer par des play-offs, qui déterminent le vainqueur de la ligue.

Pourquoi alors ne pas aller plus lion et emprunter d'autres aspects de ce système de franchises, par exemple:
 
  • Instaurer un "salary cap" : le montant total des salaires d'une équipe ne pourrait pas dépasser un certain plafond (avec des exceptions, par exemple pour les joueurs formés au club).
  • La "draft" : chaque année, avant de la début de la saison, les équipes les plus faibles pourraient engager les jeunes joueurs les plus prometteurs. 

Ces modifications permettraient à la ligue de devenir moins prévisible : de 2008 à 2011, Charleroi était imbattable, et depuis, c'est Ostende qui a pris le relais, en remportant le championnat chaque année. Un peu de suspense ne peut pas faire de mal...

Certes, des changements d'une telle ampleur nécessitent beaucoup de temps de d'énergie pour être mis en place, mais le jeu en vaut la chandelle: le système actuel de la Scooore League est prévu pour être conservé lors des 4 prochaines années.

Restera-t-il quelqu'un pour regarder le basket-ball belge d'ici là ?

Pierre Lechaix

(NB: le présent article n'engage que son auteur)
 

Booster la communication de votre club avec une application pour smartphone! Le futur, c'est déjà aujourd'hui.





Pierre Lechaix