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Basket féminin: Castors Braine et Namur Capitale, des effectifs taillés pour l'Europe


Rédigé le Jeudi 6 Août 2015 à 14:12 | Lu 477 commentaire(s)


Les deux clubs phares de la compétition en basket féminin ont fini leur mercato d'été en faisant largement appel à des joueuses étrangères. Un bien ou un mal pour notre compétition?


Sans rivales en Belgique dans une compétition à trois vitesses

Basket féminin: Castors Braine et Namur Capitale, des effectifs taillés pour l'Europe

A la lecture des effectifs... Brainoises et Namuroises devraient régner sans partage sur la compétition belge. Derrière, Waregem, Kabo, SKW, probablement aussi Spirou Monceau (qui s'est fortement renforcé) et dans une moindre mesure Liège Panthers devraient se battre à armes plus ou moins égales pour les places d'honneurs. Pour les autres clubs, cela s'annonce difficile...

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L'Europe pour objectif

Castors Braine a relevé le défi de l'Euroleague et a construit un effectif pour tenter d'y figurer honnêtement. Il en va de même pour Namur Capitale en Eurocup. Les deux équipes ont largement fait appel à des joueuses étrangères pour renforcer leur noyau...

L'effectif de Castors Braine renseigne 7 joueuses étrangères, même si les deux joueuses américaines sont en voie de naturalisation: Sidney Spencer (USA), Celeste Trahan-Davis (USA), Merike Anderson (Estonie), Liudmyla Naumenko (Ukraine), Alina Iagupova (Ukraine), Anastasia Logunova (Russie) et Matea Vrdoljak (Croatie). Rayon belge, on compte 5 joueuses: Marjorie Carpréaux, Kyara Linskens, Julie Allemand, Manon Grzesinski et Hanne Mestdagh.

Namur Capitale dispose de 5 joueuses étrangères: Kirby Burkholder (USA), Olga Maznichenko (Ukraine), Maja Miljković (Serbie), Regina Palusna (Slovaquie) et Djenebou Sissoko (Mali). Côté belge: Laurence Van Malderen, Sarah Deneil, Manu Mayombo, Antonia Delaere auxquelles s'ajoutent les jeunes Mathilde Bechoux, Laura Baggio et Julie Lefèvre.
 


Une "masculination" du basket féminin?

Avant qu'un nombre minimal de joueurs belges soit imposé en D1, il n'était pas rare que des clubs jouent avec sept joueurs US plus l'un ou l'autre européen ou africain. Les effectifs de joueurs belges avaient fondu comme peau de chagrin et quand ils figuraient dans un noyau, à quelques exceptions près, leur temps de jeu était pour le moins limité... Les conséquences étaient terribles pour l'équipe nationale. Quand Eddy Casteels et Jacques Stas l'ont reprise, ils ont dû prendre des joueurs de D2 et de D3 pour trouver 12 joueurs!

Le fait d'avoir imposé un nombre minimal de joueurs belges a obligé les clubs à faire des efforts en matière de formation et de recrutement (en lorgnant vers la D2 et la D3 notamment). Aujourd'hui, la situation est bien meilleure, même si certains clubs sont toujours contre la règle d'un nombre minimal de joueurs belges. Les effets se font sentir sur l'équipe nationale. Elle a retrouvé la voie des championnats d'Europe. Le BC Oostende, champion de Belgique depuis 4 saisons de rang a fêté son dernier titre avec Quentin Serron, Khalid Boukichou, Jean Salumu, Guy Muya, Pierre-Antoine Gillet et Niels Marnegrave, six joueurs belges qui ont pleinement participé à la conquête du dernier doublé coupe/championnat.

Heureusement, l'inflation de joueuses étrangères ne concerne que deux clubs féminins...


La formation en basket féminin

La plupart des clubs de basket féminin de l'élite jouent encore avec des joueuses formées chez eux, c'est notamment le cas pour des équipes comme SKW, Kabo ou encore Liège Panthers dont le leitmotiv est la formation. Le cas de Namur Capitale est atypique. Dans les catégories de jeunes, les Namuroises sont dominantes, mais très peu parviennent à franchir le pas d'une place de titulaire en D1. Cette saison encore, quelques espoirs du club sont parti ailleurs, faute de temps de jeu: Emilie Saucin (Spirou Monceau, prêt), Clarisse Davreux (Spirou Monceau, prêt) ou encore Nora O'Sullivan à Kabo pour ne citer que celles-là.

A Braine, tout est à reconstruire en matière de formation et le club s'y attèle avec ambition. Il faudra cependant attendre quelques saisons avant que les effets ne se fassent sentir. Jurgen Van Meerbeeck est un formateur dans l'âme et l'a prouvé dans tous les clubs où il est passé. A l'heure actuelle, l'effectif de la D1 ne renseigne plus la moindre joueuse brainoise. Il faut néanmoins reconnaître que le club a accordé sa confiance à trois espoirs du basket féminin (Julie Allemand/Manon Grzesinski/Kyara Linskens) la saison dernière et cette saison avec Hanne Mestdagh. Tout n'est donc pas négatif, loin de là.

Enfin, les résultats des équipes nationales de jeunes en basket féminin laissent penser qu'il y a du talent et du potentiel dans notre pays. Avant d'éventuellement rejoindre des clubs comme Namur ou Braine, elles auront tout le loisir de s'épanouir et d'avoir du temps de jeu à SKW (coach Arvid Diels/équipes nationales U19/U18), KaBo (coach Gerrit Driessens/assistant coach U16), Liège Panthers (coach Pierre Cornia/U16/coach-adjoint Belgian Cats), Spirou Monceau (coach Vincent Bouffioux/Centre de formation AWBB/coach U16 garçons)... Pas un hasard. Le seul qui fait exception, c'est Sébastien Dufour (coach Namur/U18 3x3/U18 assistant coach) qui s'est plutôt montré frileux avec les jeunes joueuses de son club namurois. Par contre, Namur-Capitale semble embrayer sur la politique brainoise en ayant attiré Manu Mayombo et Antonia Delaere...