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Division 2: à Sprimont, Jimmy Stas se fait un prénom


Rédigé le Mercredi 6 Novembre 2013 à 17:44 | Lu 581 commentaire(s)


"Etre le fils de" et évoluer dans le même milieu que son père n'est évident pour personne. Avec un père aussi célèbre que Jacques Stas, Jimmy a focalisé l'attention pas toujours bienveillante de tout le milieu du basket.


"Ca a toujours été et je serai toujours" le fils de" mais je suis fier d'avoir un papa comme lui. Même si ce nom me poursuit, je suis fier de le porter". A 20 ans, Jimmy Stas a appris à relativiser cet héritage difficile. "C'était beaucoup plus difficile quand j'étais plus jeune. Mon père m'a donné des conseils. Il me disait de faire attention, de me tenir en retrait, de ne pas exagérer dans mes propos. J'ai compris très tôt que j'étais "espionné" dans tous mes gestes, que la moindre de mes erreurs était épinglée. J'ai appris à être attentif à tout ce que je dis, à tout ce que je fais. Maintenant, je vis avec, je prends sur moi et je fais la part des choses. Ca a forgé ce que je suis aujourd'hui. L'acharnement, la compétition, l'envie de gagner, ce sont des traits de caractère que j'ai hérités de mon père. La complicité entre mon papa et moi a toujours existé et ça, c'est vraiment quelque chose que je n'oublierai jamais. Je suis épanoui avec ce nom-là"

La saison dernière, Jimmy Stas jouait avec Spirou 2, il était aux portes de la division 1. Il a eu à plusieurs reprises la chance de monter au jeu en Ethias League. Quand Sprimont l'a contacté, il n'a pourtant pas hésité. "Je suis réaliste, il y a un gouffre entre l'Ethias League et la division 2. Au niveau physique, je ne suis pas encore capable de rivaliser avec Steinbach ou Mallet. Je dois encore travailler et progresser physiquement. Dans un ou deux ans, j'espère qu'on m'offrira la chance de fouler les parquets en tant que véritable joueur de division 1".

Cette saison, Jimmy Stas bénéficie de la double affiliation, il peut jouer à Pepinster et à Sprimont. "Au niveau de mes études, ça bloque. Je suis en troisième année instituteur primaire, j'ai beaucoup de stages. M'entraîner deux fois par semaine avec Sprimont, c'était l'idéal pour pouvoir mener de front mes cours et le basket. L'année prochaine, j'aimerais réaliser mon rêve: partir aux Etats-Unis. Là-bas, je pourrai me rendre compte si j'ai les capacités pour devenir un joueur de basket professionnel".

En attendant, Jimmy Stas s'épanouit pleinement à Sprimont. Pascal Horrion prône un basket rapide, les joueurs ont tout le loisir de prendre leurs responsabilités dès qu'ils en ont l'opportunité. Sprimont, c'est d'abord une bande d'amis. Je voulais retrouver une ambiance en dehors du terrain. Je pense que cette entente se remarque sur le terrain. Au final, jamais personne ne râle sur un coéquipier. Nous avons un groupe très solidaire. Dans les matchs importants, c'est ça qui fait la différence.