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La face cachée de Marjorie Carpréaux


Rédigé le Mercredi 23 Octobre 2013 à 19:30 | Lu 548 commentaire(s)


Avec son coach Thibaut Petit, Marjorie Carpréaux a pris une autre dimension. Aux Castors Braine, elle peut laisser libre cours à son basket efficace et spectaculaire. Le public de la salle Gaston Reiff l'adore. Elle le lui rend bien.


Jean Trivers est un spectateur attentif à la rencontre Castors Braine – Sprimont. Il l’avoue d’entrée «Voir Marjorie sur le terrain me procure beaucoup d’émotions». Jean Trivers se souvient très bien des premiers dribbles de la meneuse des Castors. «Elle a débuté le basket au Gaulois Quiévrain, le club que je présidais. J’ai tout de suite réalisé qu’elle avait beaucoup de talent. Ca crevait l’écran, elle devait réussir».
 
Assis à côté de lui, Antony Boudry porte un regard tendre sur sa fille. «Au départ, elle voulait jouer au football. Elle était aussi très douée dans ce sport. Moi, j’ai préféré qu’elle fasse du basket. Le foot, c’est trop masculin. Il ne lui a pas fallu un an pour gagner tous ses matchs».
Marjorie Carpréaux entourée de Jean Trivers et de son papa (à droite), deux hommes qui ont  compté pour elle
Marjorie Carpréaux entourée de Jean Trivers et de son papa (à droite), deux hommes qui ont compté pour elle

Un caractère bien trempé et un talent qui ne demande qu'à s'exprimer

Jean Trivers garde beaucoup d’excellents souvenirs du passage de Marjorie dans son club. «En 2001, on gagne la coupe de Belgique minimes. On bat Boom en finale 73 – 58, je me souviens très bien du score. Marjorie était encore pupille mais c’était le fer de lance de l’équipe. Elle était très attachée à son club, à ses copines. J’ai une anecdote à ce propos. Elle faisait partie de la sélection du Hainaut et elle devait jouer la finale interprovinciale. Le drame, c’est que ce jour-là, nous organisions à Quiévrain notre tournoi international. Elle ne voulait pas partir en sélection, elle avait décidé qu’elle jouerait chez nous avec ses copines, Je me souviens très bien lui avoir dit que je ne la laisserais pas jouer notre tournoi, qu’elle devait aller à la finale interprovinciale. Elle n’était pas contente, elle a toujours eu un sacré caractère. Mais j’ai bien fait, elle a été sacrée MVP de la finale».
 
Les deux hommes retracent le parcours de Marjorie Carpréaux. « Ce n’est pas compliqué, elle a été sélectionnée en équipe nationale dans toutes les catégories d’âges, U16, U18, U20 » nous explique son papa. « Avec les U20, elle a été 5e au championnat d’Europe et 5e au championnat du monde ». «Elle a joué chez nous jusqu’à 14 ans puis elle est partie au Fémina Quaregnon» nous dit l’ancien président du Gaulois Quiévrain. A 16 ans, elle réalise le grand saut en division 1 au Novia Namur. Avec le Dexia Namur, elle réussit le doublé coupe-championnat en 2006, 2007 et 2009.

Marjorie Carpréaux toujours disponible
Marjorie Carpréaux toujours disponible

Une fille attachante, attachée à ses racines

Elle quitte alors la Belgique, direction l’Italie et le club de Ribera où elle ne reste que deux mois. Elle fuit la Sicile dans un contexte houleux pour atterrir à Livourne. Elle rejoint ensuite le championnat français. Elle devient pigiste médical à Mondeville puis elle joue à Villeneuve-d’Ascq et à Bourges. Elle passe par le championnat suédois aux Solna Vikings avant de revenir à Houthalen. «Il n’y a rien à faire » affirme son papa « Marjorie doit être près de ses proches, de sa famille, de ses amis, de sa moitié. C’est une très forte personnalité mais elle a besoin d’être soutenue, encadrée pour lutter contre ses « démons ». Elle ne supporte pas l’injustice, les agressions extérieures. C’est lié à son enfance. Elle a besoin d’être apaisée, rassurée».

La face cachée de Marjorie Carpréaux

Castors Braine, l'environnement idéal pour Marjorie

Aux Castors Braine, son papa dit que Marjorie Carpréaux a trouvé l’environnement idéal. « Ici, elle est chez elle. Ses proches ne sont pas loin et, avec Thibaut Petit comme coach, elle est en terrain connu. Elle a déjà travaillé avec lui, elle l’apprécie. Lui sait comment elle fonctionne, il lui fait confiance et Marjorie en a besoin.C’est une gagneuse qui joue à l’instinct mais elle va parfois trop vite pour ses équipières. Elle ne supporte pas perdre alors elle s’énerve quand ça ne tourne pas comme elle le voudrait. Elle est fougueuse, instinctive, elle doit parfois se brider et réfléchir. Thibaut Petit sait la gérer, la recadrer calmement. Marjorie a un fameux caractère mais sa plus grande qualité, c’est de savoir se remettre en question ».