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Le RPC Anderlecht promu en Top Division Men 1 (D2) #basketbelgium #basketbelgië


Rédigé le Mercredi 4 Mai 2016 à 10:02 | Lu 2264 commentaire(s)


Classé à la 11ème place, le club bruxellois accède à l'antichambre de l'élite après une kyrielle de désistements.


"Toute l'histoire du RPC Anderlecht est liée aux désistements. Deux années de suite, on s'est sauvé grâce à des des désistements" explique immédiatement le président Michel Hecq. Ce dernier s'est jadis occupé de l'Atomia quand ce club évoluait au Palais du Midi. La promotion du 11ème classé a fait grimacer Oostkamp, relégué de D2 en D3. Du côté du RPC Anderlecht, on n'en a cure. "Je suis sidéré de voir que personne n'était désireux de monter. A mon avis, beaucoup de clubs éprouvent des difficultés financières et baignent dans la morosité ambiante. Les gens ont peur et n'osent plus relever les défis". Ce qui n'est manifestement pas le cas du club anderlechtois. On aurait pu imaginer que des clubs comme United Basket Woluwé ou encore le BCCA Neufchâteau auraient pu profiter de l'aubaine. Il n'en fut rien. "Beaucoup de personnes vont croire que nous sommes fous de rejoindre l'échelon supérieur. Nous ne sommes cependant pas dingues. A tous les sceptiques, je leur donne rendez-vous d'ici un an" ajoute Michel Hecq.

Il y a quelques années encore, le Brussels avait rejoint la Scooore League alors qu'il n'avait pas été champion en D2. La situation du RPC Anderlecht est donc comparable, un échelon plus bas. Après quelques années d'effort, le Brussels a gagné en crédibilité et est devenu un acteur respecté de l'élite. L'objectif du RPC Anderlecht sera de faire aussi bien en Top Division Men 1.


Une bonne nouvelle pour le basket bruxellois et francophone

En D2, le championnat est largement dominé par les clubs néerlandophones. Cette saison, le BC Ninane a réussi à se maintenir, le CEP Fleurus a quant à lui choisit de se reconstruire en Top Division Men 2. Heureusement, le Royal IV Brussels sous la conduite de Tom Poppe a été champion. L'arrivée du RPC Anderlecht permettra d'avoir trois clubs francophones en D2. Une bonne nouvelle, même si les trois clubs francophones seront probablement les petits poucets et qu'ils devront lutter âprement pour se maintenir dans une série difficile où les clubs anversois, Waregem et Houthalen font la pluie et le beau temps. "Nous allons essayer de faire le maximum en mettant au point une stratégie. La première étape sera de demander au noyau actuel qui veut poursuivre avec nous. Nous n'avons pas l'habitude de recaler nos joueurs. Ensuite, nous allons chercher à nous renforcer avec des éléments qui apportent une réelle plus-value. A ce niveau de la compétition, l'extra-sportif peut faire la différence: l'encadrement, les aspects médicaux, le mental, les soins et le sponsoring. En tant qu'ancien président des Atomics, je ne suis pas un naïf. Et puis, qu'avons-nous à perdre? Nous allons bénéficier d'aides régionales. Notre budget tournera aux environs de 105.000 €. La saison suivante, il devrait être de 125.000 €".

A l'instar du Royal IV, le RPC Anderlecht travaillera avec les joueurs bruxellois. Sans faire de folie.

Le RPC Anderlecht évolue à la salle Simonet, voisine du stade du RSC Anderlecht. Une salle chargée d'histoire pour les amateurs du basket bruxellois puisque c'est là qu'évoluait jadis le Royal Fresh Air, dernier champion de Belgique bruxellois en 1979.

 





 


Dominique Nuydt