Basket in Belgium, Toute l'actualité du basket en Belgique
Facebook
Twitter
Rss
YouTube
Mobile
Pinterest
Instagram


Les Belgian Cats, une équipe nationale à l'accent très néerlandophone #basketfeminin #basketbelgium #basketbelgië


Rédigé le Lundi 21 Novembre 2016 à 09:03 | Lu 1936 commentaire(s)


L'objectif n'est pas de susciter une polémique, juste un constat qui pose des questions.


L'arbre qui cache la forêt? Photo (c) Denis Esser
L'arbre qui cache la forêt? Photo (c) Denis Esser
Quand une de nos équipes nationales joue, le sélectionneur essaie de choisir les meilleurs joueurs ou joueuses du moment. C'est notamment le cas pour les Belgian Cats où la sélection de Philip Mestdagh ne se discute pas. La Belgique est un drôle de pays, où le sentiment national semble de plus en plus absent dans le monde politique mais qui est pourtant sensible et réel quand il s'agit de sport. Une parenthèse dans nos éternelles querelles communautaires. Cela vaut pour les Diable rouges, mais aussi pour l'équipe nationale de hockey qui fait des merveilles.

Cela n'empêche pas un constat. Sur les 10 joueuses qui ont effectivement évolué face à la Belarus, seules deux étaient francophones. Cela pose question, non pas en terme de sélection, mais en terme de valeur du basket féminin francophone.

Il semblerait que dans les années à venir que l'équilibre communautaire de notre équipe nationale féminine sera plus équilibrée s'il faut en juger les résultats et la composition des équipes nationales d'âge.

Un autre constat: si au sein de la D1, ce sont des clubs francophones et plus particulièrement wallons qui trustent les titres ces dernières années, c'est rarement dû à la présence de joueuses francophones. Castors Braine, à l'exception de Marjorie Carpréaux, Julie Allemand ou encore Manon Grzesinski, a basé ses succès avec l'aide d'une kyrielle de joueuses étrangères et néerlandophones. Encore une fois, ce n'est pas une critique, juste un constat. Une des conséquences du baskeball business où un club est devenu un produit, une marque... que l'on tente de vendre et de valoriser du mieux possible.

Les clubs néerlandophones, qui ont manifestement moins de moyens financiers, basent toute leur politique sur le recrutement des meilleures jeunes de leur région et surtout, en leur donnant l'occasion de s'exprimer au plus haut niveau. Cette politique à long terme porte ses fruits. Du côté wallon, Liège Panthers a choisi la même voie, Spirou Monceau, faute de moyens financiers suffisants, aussi. Namur, pour les mêmes raisons budgétaires également, a changé son fusil d'épaule. Les jeunes joueuses de ces équipes seront peut-être aussi appelées un jour en équipe nationale.

Pour développer le potentiel des jeunes joueuses francophones, comme ce fut le cas il y a quelques années dans le basket masculin, il serait peut-être temps de penser à imposer un quota de joueuses belges. Après plusieurs années difficiles, le basket masculin a enregistré des résultats intéressants en étant obligé d'intégrer des joueurs belges dans leur effectif. Et d'enfin lancer une D2 féminine qui pourrait devenir un vivier de joueuses belges qui un jour pourraient s'exprimer au plus haut niveau. Mais dans l'hypothèse où cette D2 verrait le jour, il est à parier que ce sont les clubs néerlandophones qui occuperont dans un premier temps le haut du pavé. Comme c'est le cas actuellement en Top Division Men 1 où sur 14 équipes équipes engagées, seules trois émergent à l'AWBB.

Le basket francophone aurait-il une ardeur de retard? La question mérite d'être posée malgré les efforts consentis. Et elle risque de ne pas plaire à tout le monde.
 

Les maillots coupe Dames de Clubs Addict


Cliquez sur l'image pour en savoir plus





 


Dominique Nuydt