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Pascal Meurs revient sur son expérience en NCAA


Rédigé le Mercredi 15 Janvier 2014 à 11:07 | Lu 576 commentaire(s)


A peine âgé de 33 ans, Pascal Meurs a déjà derrière lui de multiples expériences à un très haut niveau. L'automne dernier, il est parti aux USA pour parfaire sa formation de «top coach».


Sa biographie en bref

Originaire de Peer dans le Limbourg, Pascal Meurs est né le 16 février 1980. Après avoir débuté le coaching dans son village d'origine (2004-2008), il a rapidement gravi les échelons en devenant le coach principal de l'équipe de Houthalen (D1 féminine) avec laquelle il a atteint les quarts de finale des play-offs lors de la saison 2011-2012. Lors de la saison 2012-2013, il a encore passé un cap en devenant le responsable du centre formation de l'équipe française d'Arras (LFB) avec lequel il a atteint les finales du championnat de France espoirs et l'assistant de Thibaut Petit (aujourd'hui à Castors Braine), avec à la clef une expérience comme assistant d'une équipe qui a joué l'Euroleague. Pour la saison 2013-2014, il a décidé de prendre une année sabbatique pour encore parfaire sa formation de coach au niveau international. C'est ainsi qu'il a pris part l'automne dernier à un programme de formation de la FIBA qui l'a amené pendant 5 semaines dans une équipe de NCAA (D1).


Cinq semaines à la Saint-Joseph's University

Il a décroché le FECC (FIBA Europe Coaching Certificate) en 2013, ce qui lui a permis d'être sélectionné pour participer à une autre initiative de haut niveau, l'ICAB (International Coaching Apprenticeship in Basketball) organisé par l'Université du Delaware. L'objectif de ce programme est de dispenser l'expérience de haut niveau des équipes de NCAA à travers le monde. Il n'y avait que six participants à ce programme, Pascal Meurs et cinq autres coachs issus des quatre coins de la planète, Aik Ho (Nouvelle-Zélande), Chinche Hsu (Taiwan), Ozan Havuzlu (Turquie), Danny Jansson (Finlande) et Miljan Vorkapic (Croatie). Durant 5 semaines, il a officié comme assistant de Phill Martelli, coach de Saint-Joseph's University. qui avait été élu coach de l'année en NCAA lors de la saison 2004. Outre son implication dans l'équipe NCAA, il a aussi eu l'occasion de faire de riches rencontres avec des coachs de NBA don Chris Finch (ex coach de Bree et de Mons-Hainaut, aujourd'hui premier assistant aux Houston Rockets), mais aussi avec Brett Brown et Vance Walburg (Philadelphia 76'ers).

Pascal Meurs avec Phil Martelli
Pascal Meurs avec Phil Martelli

Qui offrira une chance à Pascal Meurs d'exercer au plus haut niveau?

"Suivre une équipe de NCAA pendant cinq semaines m'a permis d'apprendre toute une série de choses qui ne sont pas dans les livres. Il y a notamment les préparations des rencontres et ce qui se passe dans les vestiaires. Sur les plans tactique et technique également. A chaque rencontre, j'ai appris quelque chose en plus. Pendant mon séjour, j'ai également eu l'opportunité de suivre des rencontres et des entraînements de NBA avec les Philadelphia Sixers. Ma rencontre avec Chris Finch fut également très enrichissante. J'ai joué à Bree à l'époque où Chris Finch y officiait, mais je n'étais que le petit jeune que l'on mettait sur le banc. Ce qui était intéressant avec lui, c'est qu'il connaît bien le niveau du basket belge. Il m'a donné toute une série de conseils pour me permettre d'aller plus haut dans ma carrière de coach" raconte Pascal Meurs. "Outre le fait que je souhaite aller le plus haut possible dans ma carrière de coach, j'ai un doctorat en mathématiques. Pour l'instant, je n'ai pas d'équipe. Je suis enseignant et je donne une journée d'entraînement par semaine à la Top Sport School de la VBL. Le fait de ne pas avoir de club m'a justement permis de suivre les cours de la FIBA, d'aller aux USA, de suivre des clinics et d'aller vivre cette expérience exceptionnelle aux USA. Il est vrai que maintenant, cela commence à me titiller de ne pas avoir de club. Toute offre intéressante et professionnelle peut m'intéresser, en Belgique ou ailleurs en Europe, mais... il faut une bonne offre. Mon but est d'essayer d'aller le plus haut possible dans une carrière de coach. Pour diriger une équipe en Belgique, c'est peut-être un handicap de ne pas avoir eu une grande carrière de joueur. C'est également une source de motivation supplémentaire pour moi" explique-t-il encore. Avec un tel pédigrée, il serait dommage que Pascal Meurs ne trouve pas un club où il pourrait mettre en application toutes les connaissances acquises... Devra-t-il encore s'expatrier ou un club belge ambitieux lui offrira-t-il une chance. Seul l'avenir nous le dira.
Pascal Meurs et Chris Finch
Pascal Meurs et Chris Finch

Des moyens impressionnants en NCAA

"La NCAA, ce sont des joueurs âgés de 18 à 22 ans. Ce sont de vrais athlètes. Les clubs ont des moyens impressionnants et sont plus professionnels que des équipes comme Charleroi ou le BC Oostende chez nous. Le coach dispose de 3 assistants temps-plein et est aussi aidé par six étudiants. Les Etats-Unis comptent environ 350 universités qui évoluent en NCAA D1. Il n'y a que très peu des joueurs de NCAA qui deviennent des professionnels. Environ 1% rejoignent une équipe de NBA ou de D-League, 2% s'expatrient en Europe ou en Asie. Pour les 97% qui restent, leur carrière de basketteur est finie. Ce n'est pas comme chez nous..."

L'exemple de la Lituanie

Le blog de Pascal Meurs regorge d'infos intéressantes. La dernière en date concerne la Lituanie. "Pour moi la Lituanie est le meilleur exemple comme niche de talents de basket. La Lituanie a une population de 3,3 millions d'habitants parmi lesquels environ 25.000 joueurs de basket, elle est une des plus grandes nations du basket (classée 4ème mondiale au classement FIBA et médaille de bronze au dernier championnat d'Europe. (...). Le cas de la Lituanie doit être une source de motivation supplémentaire pour que d'autres nations fassent encore mieux. En Belgique par exemple, notre population est de 10,7 millions d'habitants avec environ 93.000 joueurs de basket" relève-t-il. Or, force est de constater que la Belgique est loin d'avoir le ranking de la Lituanie dans le basket. Pour aller au-delà de la réflexion de Pascal Meurs, il y aurait aussi lieu de se poser la question sur la politique sportive qui est menée dans nos régions (le sport est communautarisé...). Un des plus gros handicaps chez nous est l'articulation entre les rythmes scolaires et la pratique du sport. Très peu de choses sont faites pour faciliter la pratique du sport chez nous par les enfants. Il n'y a rien qui est organisé de manière structurelle et si les parents ne sont pas là pour pousser leurs enfants à pratiquer un sport (après les heures scolaires), aucune structure n'existe pour pallier ce manque.

Plus d'infos sur le site de Pascal Meurs


Dominique Nuydt