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Spirou Monceau : «Confiance aux joueuses belges»


Rédigé le Mardi 1 Octobre 2013 à 10:17 | Lu 397 commentaire(s)


Avec un budget qui est bien loin de celui des ténors du championnat, le Spirou Monceau est parvenu, la saison dernière, à atteindre tous ses objectifs. Cette saison, les Moncelloises se présentent avec un effectif 100% belges et veulent avant tout éviter les play-downs.


Spirou Monceau : «Confiance aux joueuses belges»
Après le limogeage de Patrick Stainier qui ne faisait plus l’unanimité au sein du club, Daniel Goethals a su conduire son groupe vers les play-offs et le Final Four de la coupe de Belgique. Face au Kangoeroes Boom, le futur finaliste de ces deux épreuves, les Moncelloises, bien moins armées, n’ont logiquement pas fait le poids mais elles ont pu sortir de cette saison 2012 – 2013 avec le sentiment d’un devoir bien accompli.
 
Pascal Vacavant, le président du Spirou Monceau aurait bien aimé reconduire « Big Dan » à la tête de son équipe. Malheureusement, pour des raisons extra-sportives, il essuiera un refus. «C’est vrai que je voulais qu’il reste, nous nous entendions très bien » nous confirme l’homme fort du Spirou Monceau «mais vous verrez, il reviendra un jour à la salle Ballens». Le départ de son coach entériné, Pascal Vacavant jette son dévolu sur Bruno Rowet, le coach de la régionale 1 du CEP Fleurus. « Bruno Rowet a tout de suite adhéré à la philosophie du club. Nous voulons proposer une équipe belge dans laquelle nous pouvons intégrer des filles issues de notre centre de formation. Il ne faut pas oublier que le Spirou Monceau est un des meilleurs pourvoyeurs de joueuses capables d’évoluer division 1».

"J'adhère tout à fait à la philosophie de mon nouveau club".

Avant de se tourner vers le basket féminin, Bruno Rowet a surtout officié chez les hommes. Il a été coach de l’équipe nationale militaire, des sélections brabançonnes et régionales, il a aussi été adjoint de la sélection nationale des U20 garçons. Il a eu l’occasion de travailler avec des connaisseurs comme Sven Van Camp ou encore Yvan Fassotte. Il s’est ensuite tourné vers le basket féminin, d’abord avec le Rebond Ottignies ensuite avec Demesmacre Leuven. Souvent aux portes de la division 1, c’est la première fois qu’il réalise le grand saut. Le président Vacavant ne lui a pas mis de pression inutile «Il m’a demandé de viser le maintien» nous explique le coach de Monceau. «J’adhère tout à fait à la philosophie de mon nouveau club, c’est pour ça que je suis ici. Il y a assez de bonnes joueuses belges, il faut juste leur donner la chance d’évoluer en division 1».

Un basket rapide pour compenser le manque de physique

Cette saison, plus encore qu’avant, le Spirou Monceau n’a donc pas dérogé à sa ligne de conduite. C’est bien simple, la plupart des joueuses belges qui évoluaient à la salle Ballens sont restées. Le noyau est complété par Charlotte Ippersiel.  Après avoir fait toutes ses classes au Novia Namur, elle quitte le Castors Braine où elle jouait depuis deux saisons. Elle aura pour mission de renforcer le secteur intérieur des Spirougirls. Dans le sillage de Charlotte Ippersiel, Sarah Dochez suit le même chemin. Ces deux joueuses se connaissent bien, elles ont aussi évolué ensemble au Novia Namur. Camille Lebrun viendra compléter ce noyau. Elle qui avait quitté Belfius Namur suite au limogeage de Daniel Goethals connait déjà très bien la maison moncelloise pour s’y être entraînée fin de saison dernière.
 
Bruno Rowet ne tarit pas d’éloges sur ce groupe 100% belge : « Les filles sont très réceptives, elles veulent travailler. Pourtant, je peux vous dire que je ne fais pas des entraînements pour touristes. Elles se donnent vraiment à fond  et, il ne faut pas l’oublier, ce ne sont pas des professionnelles. Il nous manquera incontestablement de la taille mais en affichant une telle mentalité, je crois qu’elles vont surprendre. Nous devrons exercer une grosse pression défensive durant 40 minutes, il faudra éviter que l’adversaire puisse se placer et s’organiser. Offensivement, nous devrons prendre l’autre équipe de vitesse. On sait que, sur jeu placé, par manque de taille, nous éprouverons des difficultés, nous jouerons donc un basket rapide. Le jeu que nous mettons en place est physiquement éprouvant, j’ai donc absolument besoin de rotations. Les filles qui viennent du banc devront être à 150% dès qu’elles monteront sur le terrain. Même si le niveau de la division 1 féminine monte chaque année un peu plus, nous ne devons avoir peur de personne».

L'équipe

Spirou Monceau : «Confiance aux joueuses belges»
4. Sophie Bottriaux (Guard) - 1.72m - 1992 - Bel
5. Sophie Tilmant (Guard) - 1.65m - 1997 - Bel
4. Sophie Bottriaux (Guard) - 1.72m – 1992 - Bel
5. Sophie Tilmant (Guard) - 1.65m – 1997 - Bel
6. Krystel Ballau (Guard) - 1.69m – 1984 -  Bel
7. Priscillia Frassanito (Guard) - 1.70m – 1990 - Bel
8. Camille Lebrun (Forward) - 1.62m – 1994 - Bel
9. Sarah Dochez (Forward) - 1.83m – 1989 - Bel
10. Virginie Michiels  (Forward/Center) - 1.80m - 1987 - Bel
11. Marie Hamaide (Forward) - 1.73m – 1991 - Bel
12. Alisson Mai (Center) - 1.83m – 1993 - Bel
14. Charlotte Ippersiel (Center) - 1.80m – 1989 - Bel
15. Céline Coubeau (Forward) - 1.80m – 1990 - Bel
 
Coach: Bruno Rowet
Assistant: Frédéric Pilloy