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Une fin de carrière difficile pour Giovanni Bozzi


Rédigé le Lundi 19 Mai 2014 à 00:50 | Lu 680 commentaire(s)


Pour la dernière fois, il a quitté le banc de son coach. Sous les sifflets d'une partie du public. Un public qui a la mémoire courte et qui a oublié tout ce que Giovanni Bozzi a apporté au Spirou et au basket belge.


Lorsqu'il a choisi d'endosser le costume de président, le coach carolo avait déclaré vouloir finir en beauté sa carrière de coach. Ses joueurs ne le lui ont pas permis. Ce qui est regrettable, c'est la réaction d'une partie du public. Siffler un coach qui a tant apporté à ses couleurs, c'est tout simplement honteux. Héros un jour, pestiféré le lendemain, telle est la dure loi du sport. Mais la loi est injuste! «C'est une grosse déception de sortir ainsi, le public oublie trop vite. L'élimination, c'est effectivement un piètre résultat et cela fait très mal. Ce sont des moments pas évidents qu'il faut assumer. J'en prends acte».

Il est certain qu'il se relèvera et qu'il travaillera d'arrache-pied pour redonner des couleurs au club de son coeur. “Il y a quelques années de cela, Ostende était dans la même situation que nous. Les dirigeants ont déniché le coach qu'il fallait et ont depuis dominé le championnat a-t-il ajouté.

Les défis ne manquent pas pour remettre le Spirou sur de bons rails. Il y a d'abord le choix du coach, Stas or not Stas, that's the question? On devrait être rapidement fixé. Il s'agira de ne pas se tromper. Ensuite, il faudra (re)construire une équipe compétitive en tenant compte de plusieurs paramètres. Cinq ou six joueurs sont encore sous contrat. Il faudra aussi six joueurs belges sur la feuille de match... A Ostende, Dario Gjergja a réussi à mettre sur pied une équipe qui tourne à 12 joueurs. C'est ce qui fait la force d'Ostende. Enfin, il y a l'école des jeunes. La D2 du Spirou a, ne mâchons pas nos mots, été ridicule. Le travail du coach de la D2 n'est pas en cause. Son équipe manquait simplement de talent.

A 40 km a la ronde autour de Charleroi, il n'y a pas de concurrents en D1. Il doit y avoir moyen de dénicher des jeunes talents pour construire le futur de l'équipe qui passera aussi par l'intégration de jeunes belges. De Zeeuw a appartenu au Spirou, Iarochevitch aussi. Si ces deux joueurs avaient été présents dans l'effectif, cela aurait pu changer toute la physionomie de la saison des Carolos. Une leçon à retenir pour le futur.


Dominique Nuydt